II) Le libertinage rejoué, quelle évolution et pourquoi ?

 

 

Le libertinage a souvent été illustré à travers les opéras et le théâtre comme par exemple la scène de la mouche dans Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach (vidéo publiée sur le site Internet ) où l’on voit les acteurs simuler une scène d’amour intime. Ce qui connote les différentes prises de libertés que s’accordait les auteurs de cette époque comme Offenbach.

Dans le théâtre Molière a reprit l’opéra de Mozart pour en faire une pièce théâtrale appelée Don Juan. Par exemple dans l’acte I scène I. Cette scène d’exposition si elle remplit bien son rôle malgré une première impression de surprise, a une seconde fonction tout aussi essentielle, moins importante quant à l’intrigue mais capitale quand au message symbolique que véhicule cette tragi-comédie. Cette scène est l’occasion d’inscrire la pièce dans une philosophie et dans une perspective critique. Le personnage de Dom Juan apparaît comme un libertin et connaît une triste fin, ce qui invite à lire Dom Juan comme une critique du libertinage, mais cette œuvre complexe ambiguë ne se contente pas d’un message aussi peu subtile. C’est ce que nous indique cette scène qui défend implicitement libertinage érudit et matérialisme, à travers des références précises dans le discours du valet comme dans le comportement du maître, de même que dans l’attitude du valet et critique implicitement la religion et ses dévots.

 

Etant donné que l’opéra et le théâtre sont des arts, ceux-ci avaient l’appui du Roi Louis XV, par conséquent nous observons plus de liberté que dans la littérature du XVIII.

 

Il n’y a pas de censure sur scène car l’accès à ce genre de spectacle est à la portée de tout le monde. Le Tiers Etat participe aussi à ces représentations ce qui les stimule et qui leur fait oublier la misère sociale de cette époque

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